Un peu  de culture #7

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Dr Death – une série de Patrick Macmanus, avec Joshua Jackson, Christian Slater, Alec Baldwin.

Les séries médicales pullulent, si bien qu’il faut de sacrés arguments pour se laisser tenter. Eh bien, Dr Death est inspirée de faits réels, ce qui suffit pour renvoyer les autres loin derrière (sauf Dr House, indétrônable). C’est l’histoire d’un brillant étudiant qui délaisse la recherche fondamentale pour facturer des chirurgies du dos, nettement plus rentables. Banal ? Sauf que ses patients finissent au mieux en fauteuil roulant à vie, et qu’il profite des failles du système hospitalier pour continuer à opérer et se faire du fric ! Il faut le voir le nez encore couvert de cocaïne de la fête de la veille, ne sachant plus où est sa gauche ni sa droite, les mains trempées de sang au-dessus d’une colonne vertébrale ouverte…

Note : 4/5  

mr inbetween

Mr Inbetwenn – une série de Scott Ryan, avec Scott Ryan, Justin Rosniak, Chika Yasumura.

La série raconte le quotidien de Ray, videur de boîte de nuit, également « briseur de jambes » pour le compte d’usuriers. Pas le genre de type avec qui on voudrait devenir ami… Pourtant, Ray est attachant : loin du cliché de la montagne de muscles, il est âgé (la cinquantaine bien sonnée) et observe en philosophe le monde qu’il a connu se désagréger autour de lui. Au boulot, il peut se montrer aussi retors que le vieux Walter White (Breaking Bad) tout en s’efforçant de respecter un code moral proche du tueur Dexter. Bien qu’il le nie, Ray prend du plaisir à tuer (il massacre avec une petite pelle de camping trois esclavagistes d’enfants, alors qu’il aurait pu en finir rapidement avec son flingue). Bien que la série soit parfois longuette, la dernière scène de la troisième saison rachète l’ensemble. Avec tous les ennuis qu’il a sur le dos , on craignait pour la vie de Ray. Et voilà que se présentent deux parfais inconnus qui n’ont rien à voir avec les histoires de vengeance précédentes. Simplement deux jeunes qui vous tombent dessus sans raison et qui se déchargent de leurs frustrations en vous battant à mort ! Le plus sublime dans cette scène, c’est qu’elle coupe juste avant le déchaînement de violence, laissant le spectateur avec sa trouille au ventre.

Note : 3/5  

y the last man

Y, le dernier homme – une série de Aida Croal et Michael Green, avec Diane Lane, Ashley Romans, Ben Schnetzer.

Après une pandémie, les hommes ont disparu de la surface de la Terre, tous sauf un. La série raconte ses déambulations à travers les USA. Naïvement, je fredonnais après avoir ingurgité une boisson d’hommes (oups !) que la femme est l’avenir de l’homme… Y, la BD d’origine, nous rappelait avec lucidité qu’hommes et femmes avaient en commun d’être des animaux versatiles, tantôt craintifs et soumis, tantôt agressifs et avides de pouvoir. Nos réflexes et comportements primitifs font que la fin des mâles ne signifierait nullement la fin des guerres et des injustices. Le monde serait juste un peu plus chaotique et désespéré. Et la série, dans tout ça ? Ben avoir un scénario en or et un budget confortable peut aboutir à un naufrage, destination : ennui. La saison 2 a été annulée et on ne va pas s’en plaindre.

Note : 1/5  

Le Marteau