En septembre 2012, François Hollande s’était engagé à réaliser « l’inversion de la courbe du chômage » en l’espace d’un an. Problème : au bout du quinquennat en 2017, les personnes sans activité étaient plus nombreuses qu’à son arrivée (selon Pôle Emploi).
Entre les deux extrémités, le ministre du Travail Michel Sapin nous a pris pour des jambons (« Il y a un ralentissement. Le ralentissement, c’est le moment qui précède le retournement. » 2013). Et Myriam El Khomri de devenir à son tour « ministre du chômage », avec comme chef le nouveau ministre de l’Economie en 2014, un certain Emmanuel Macron. De son cerveau de banquier naquit la « loi Travail », destinée à « flexibiliser » le Code du travail (taper dessus à coup de masse). Trop tard : Hollande ne verra jamais la couleur de « l’inversion de la courbe ». Et trop félon : la « loi Travail » était une trahison idéologique contre la gauche.
Cette trahison / bataille perdue contre le chômage a pesé lourd dans la décision de Flanby de ne pas se représenter. Pire : toute la merde est retombée sur le pauv’ Benoit Hamon, étiqueté « socialiste », laissant immaculé le véritable instigateur du désastre !
Vainqueur en 2017, Macron sait qu’un trop grand nombre de chômeurs en fin de mandat équivaut à résilier son bail à l’Elysée dès 2022. C’est pourquoi avant la pandémie (nous parlerons dans un prochain numéro des conséquences de la crise sanitaire sur la campagne présidentielle) le Premier ministre Édouard Philippe a jugé scandaleux les emplois non pourvus (« Je ne crois pas qu’on puisse durablement vivre dans un monde très compétitif avec 3 millions de chômeurs et des entreprises qui n’arrivent pas à recruter. C’est un vrai scandale français, une spécificité dont on se passerait bien et il faut qu’on la règle. » 2019).

Donc, Macron et ses sbires nous engueulent : « Qu’est-ce que c’est que ces mauvais Français qui veulent ni faire la plonge ni couler du béton ?! ». Et quelle solution ils adoptent ? Importer un sous-prolétariat corvéable à merci (« Il y a des emplois que vous ne ferez plus occuper par des Français. […] Nous sommes face à une grande hypocrisie : les secteurs de la restauration et du bâtiment ne fonctionnent pas sans l’immigration. » 2019).
Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a d’ailleurs provoqué un tollé en renchérissant (« Il faudra 50 millions de population entre guillemets étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe » 2019). Cet âne bâté ne sait pas lire ! Le rapport de l’ONU qu’il cite, « Migration de remplacement : une solution au déclin et au vieillissement des populations ? » indique : « L’Union européenne devrait accueillir 701 millions de migrants, dont 94 millions en France. ».
Le haut-commissaire au Plan, François Bayrou, va jusqu’à prédire l’explosion du modèle social français sans main d’œuvre immigrée : « L’apport des migrations peut aider à améliorer le rapport actifs-retraités, et donc la capacité de financement de nos systèmes sociaux. » (15 mai 2021). Bilan… Attendez voir… ce serait pas à cause de l’étape précédente, celle de l’application de la « loi Travail » et de toutes les « réformes » qui favorisent les horaires merdiques, les salaires à coups de lance-pierre et les licenciements qu’il y a autant de chômeurs et d’offres d’emplois non pourvues ??? Compter sur la jeunesse du Tiers monde pour accepter des conditions de travail toujours plus pénibles, c’est ça le vrai projet du « progressisme » de Macron.
Le Marteau