Voilà des mois que les médias matraquent le même message : Joe Biden est le sauveur et le salut. La pensée unique, ça me fait l’effet d’une douche froide.
Il n’y a personne pour rappeler que Biden a été Vice-président des USA sous les deux mandats d’Obama ? Parlons-en du bilan d’Obama ! Le prix Nobel de la paix en poche, il commanda l’intervention militaire en Libye, provoquant le chaos funeste dont le monde ne s’est toujours pas remis. Vous allez me dire : « Trump a fait pire ». Et il aurait fait encore beaucoup de mal s’il avait encore le cul carré dans le bureau ovale. Mais en dehors de quelques tweets rageurs, la politique de Biden sera-t-elle fondamentalement différente ? En dépensant près de 1,3 milliard d’euros pour prendre la place de grand manitou- un record absolu pour une campagne électorale – Biden est redevable des milieux financiers… Son programme prévoit une hausse d’impôts pour les plus fortunés, mais vous savez ce que c’est : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ».

Il y a au moins une bonne nouvelle qui fait remonter ma libido. Trump a gagné pas mal de voix par rapport à l’élection de 2016 – mais cet exploit ne l’a pas empêché de perdre en 2020. Le grain de sable qui a grippé sa campagne, c’est bien sûr la Covid-19. Trump s’est obstiné à défendre l’économie, faisant passer la situation sanitaire au second plan. Il n’a pas hésité à recourir à la censure concernant une étude sur la contagiosité des enfants, afin de rouvrir les écoles et d’envoyer les parents au boulot. Le terme de « pédiatrie » (qui désigne clairement les enfants) a été retiré du titre de l’étude, qui évoque désormais la contagiosité chez les personnes « de moins de 21 ans » (Sciences et Avenir du 29 octobre).
C’est plus ou moins la même tambouille politique chez nous. Quand le stock de masques était vide, ça ne servait à rien d’en porter, selon le gouvernement. Comme par magie, quand le stock a été approvisionné, le masque est devenu obligatoire !
Blanquer, ministre de l’Éducation, assure que « les enfants se contaminent très peu entre eux » (21 septembre). Pourquoi dans ce cas coller un masque sur les enfants dès l’âge de 6 ans ? Blanquer dit que « les contaminations dans les écoles sont maîtrisées » (6 novembre). Alors pourquoi réduire de moitié la présence des élèves dans les lycées ? Blanquer affirme qu’il y a seulement « 3.528 cas d’élèves positifs en France » sur la semaine de la rentrée. Sauf que les chiffres qu’il donne sont bidons, « la différence avec le nombre réel de jeunes testés, d’après les remontées des laboratoires, est colossale : il y a de 7 à 12 fois plus de cas positifs » (Libération du 11 novembre).
Et comment pourrait-il en être autrement ? Le protocole sanitaire a en effet été allégé dans les écoles ! Avant, il suffisait d’un cas positif pour fermer une classe. Il faut désormais « au moins trois cas confirmés dans la même classe venant de différentes familles » (21 septembre). Cette sous-estimation massive de la contamination dans les écoles est voulue par le gouvernement afin que les parents ne paniquent pas et continuent de bosser sans leurs mômes sur les bras. Il ressort de cette stratégie de communication trumpiste un ensemble de fake news qui n’a rien à envier au « documenteur » qui fait polémique, « Hold-up ».
Trump est le premier responsable politique a devoir assumer devant les électeurs le bilan de sa gestion de la pandémie. Il est souhaitable que partout où se déroulent de prochaines élections, les peuples fassent payer aux dirigeants leurs erreurs et leurs mensonges.
Le Marteau